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PRISE DE POSITION
Canada: Le monde de l’Art s’insurge contre les Accords de Confidentialité abusifs
Popularisées lors du boom technologique de la Silicon Valley dans les années 70 et 80 pour protéger les secrets commerciaux, y compris les algorithmes et codes propriétaires, les NDA sont progressivement devenues une pratique commerciale courante. Toute personne, des stagiaires dans une entreprise de premier plan à une aventure d’un soir de célébrité, pourrait être invitée à en signer une.
Par Tatum Dooley et Julieta Caballero I WALRUS
Can’t Buy My Silence, une organisation axée sur la prévention de l’abus des NDA, cofondée par Zelda Perkins, la première personne à avoir rompu son NDA avec Harvey Weinstein, et Julie Macfarlane, professeure émérite de droit émérite à l’Université de Windsor et membre de l’Ordre du Canada, estime que les NDA sont de plus en plus utilisées comme moyen de dissimuler des méfaits de l’employeur.
« Ils sont devenus la solution par défaut pour les entreprises, les gouvernements, les organisations et les individus puissants afin de dissimuler des cas de harcèlement, de discrimination, d’intimidation et d’autres préjudices », expliquent-ils dans un communiqué. « En menaçant les victimes de conséquences légales pour avoir parlé de ce qui leur est arrivé... ils réduisent au silence les victimes et protègent les auteurs ainsi que les organisations abusives. » Silence, spéculations, commérages. La prolifération des accords de confidentialité a engendré la méfiance entre les travailleurs de l’art, les institutions et le public qu’ils prétendent servir.
Wanda Nanibush par qui le tollé contre les accords de confidentialité a émergé - Photo in WALRUS
Cette ‘’révolte’’ canadienne contre les Accorrds de Confidentialité a démarré en 2023, lorsque Wanda Nanibush*, Conservatrice de la Galerie d’art de l’Ontario a quitté sa fonction sans donner d’explication sur ‘’son départ’’étant liée par justement un Accord de Confidentialité (NDA pour les anglophones). Ce ‘’départ’’ a suscité une vague de questionnement et de spéculations (y compris des articles dans ce magazine - WALRUS) sur ce qui était arrivé à la première conservatrice d’art autochtone de la galerie : a-t-elle été licenciée ? Est-elle partie à cause de divergences entre ses propres opinions pro-palestiniennes et celles de l’organisation et de ses donateurs ? Voulait-elle partir ? Est-ce qu’elle allait bien ? Qu’est-ce que l’AGO cachait ?
Il est à noter que cet ‘’incident" est survenu suite attaques du Hamas contre Israël et de la contre-offensive israélienne du 7 octobre de la même année.
En tout état de cause, le monde de l’art a toujours été construit sur la discrétion, pour le meilleur ou pour le pire. Dans une industrie tournant autour de gros revenus, de ventes de plusieurs millions de dollars et d’un marché non régulé, il est obligatoire d’être prudent - les NDA formalisent désormais ce contrat implicite, afin de protéger la vie privée des clients et la sacralité du monde de l’art.
Note :
(*) Lire à ce propos « Why Did Canada’s Top Art Gallery Push Out a Visionary Curator ? » dans la même source ''WALRUS''.
NB : Cet article est une compilation faite à partir du texte original en anglais intitulé : The Art World Has a New Problem: Gag Orders. La version française publiée ici est une traduction automatisée de l’article du magazine en ligne "WALRUS"en date du 7 août 2026.
Par Tatum Dooley et Julieta Caballero I WALRUS
Can’t Buy My Silence, une organisation axée sur la prévention de l’abus des NDA, cofondée par Zelda Perkins, la première personne à avoir rompu son NDA avec Harvey Weinstein, et Julie Macfarlane, professeure émérite de droit émérite à l’Université de Windsor et membre de l’Ordre du Canada, estime que les NDA sont de plus en plus utilisées comme moyen de dissimuler des méfaits de l’employeur.
« Ils sont devenus la solution par défaut pour les entreprises, les gouvernements, les organisations et les individus puissants afin de dissimuler des cas de harcèlement, de discrimination, d’intimidation et d’autres préjudices », expliquent-ils dans un communiqué. « En menaçant les victimes de conséquences légales pour avoir parlé de ce qui leur est arrivé... ils réduisent au silence les victimes et protègent les auteurs ainsi que les organisations abusives. » Silence, spéculations, commérages. La prolifération des accords de confidentialité a engendré la méfiance entre les travailleurs de l’art, les institutions et le public qu’ils prétendent servir.
Wanda Nanibush par qui le tollé contre les accords de confidentialité a émergé - Photo in WALRUS
Cette ‘’révolte’’ canadienne contre les Accorrds de Confidentialité a démarré en 2023, lorsque Wanda Nanibush*, Conservatrice de la Galerie d’art de l’Ontario a quitté sa fonction sans donner d’explication sur ‘’son départ’’étant liée par justement un Accord de Confidentialité (NDA pour les anglophones). Ce ‘’départ’’ a suscité une vague de questionnement et de spéculations (y compris des articles dans ce magazine - WALRUS) sur ce qui était arrivé à la première conservatrice d’art autochtone de la galerie : a-t-elle été licenciée ? Est-elle partie à cause de divergences entre ses propres opinions pro-palestiniennes et celles de l’organisation et de ses donateurs ? Voulait-elle partir ? Est-ce qu’elle allait bien ? Qu’est-ce que l’AGO cachait ?
Il est à noter que cet ‘’incident" est survenu suite attaques du Hamas contre Israël et de la contre-offensive israélienne du 7 octobre de la même année.
En tout état de cause, le monde de l’art a toujours été construit sur la discrétion, pour le meilleur ou pour le pire. Dans une industrie tournant autour de gros revenus, de ventes de plusieurs millions de dollars et d’un marché non régulé, il est obligatoire d’être prudent - les NDA formalisent désormais ce contrat implicite, afin de protéger la vie privée des clients et la sacralité du monde de l’art.
Note :
(*) Lire à ce propos « Why Did Canada’s Top Art Gallery Push Out a Visionary Curator ? » dans la même source ''WALRUS''.
NB : Cet article est une compilation faite à partir du texte original en anglais intitulé : The Art World Has a New Problem: Gag Orders. La version française publiée ici est une traduction automatisée de l’article du magazine en ligne "WALRUS"en date du 7 août 2026.